Mathilde Monfreux – Ackerisme 4 – Effets du réel et de l’imaginaire

Marseille

 

Samedi 2 décembre à 19.00 Friche la Belle de Mai (Petit Plateau) Réservez !
 
 
Spectacle présenté en coréalisation avec la Friche la Belle de Mai.

« Corps / Regarde mon corps / Mon corps est vie / Mon corps est chaud / Ceci est mon corps »

 

Quatrième épisode d’une série de pièces chorégraphiques et performatives inspirées du livre Sang et stupre au lycée de Kathy Acker, Ackerisme 4 : Effets du réel et de l’imaginaire sera créé spécialement à Dansem. Cette proposition vient déployer dans l’espace des gestes et des mots s’appuyant sur la structure grammaticale répétitive des poèmes persans de Kathy Acker. Le danseur organise par le regard et le toucher, un rapport sensuel à l’espace et en fait surgir des mémoires intimes et politiques, incarnées également par un choeur de 15 personnes. Ce corps collectif, réuni également pour l’occasion, est constitué de participants d’un atelier régulier de la Compagnie des Corps Parlants, et de personnes invitées.

Mathilde Monfreux - Ackerisme 4 - Effets du réel et de l'imaginaire
Cie des Corps Parlant (France)
Une proposition pour Dansem 2017 / durée 35'
TR : 15€ / TP : 10€
 
 
• Conception Mathilde Monfreux
• Interprètes Lauriane Houbey accompagnée d’un groupe de 15 personnes (distribution en cours)
• Musicien au plateau François Rossi
Photos © Mandoline Whittlesey
Graphisme dessin © Lauriane Houbey
Production Compagnie des Corps Parlants
Accueils studio Marseille objectif DansE, Centre national de la danse (Pantin)
Avec le soutien de Montévidéo, créations contemporaines (Marseille), La Ménagerie de Verre dans le cadre du StudioLab (Paris), Dans les Parages – LA ZOUZE – Cie Christophe Haleb (Marseille)
Mathilde Monfreux est influencée par la Post modern dance américaine et en particulier par les artistes de la Judson Church au sein de laquelle le Contact Improvisation a été inventé. Dans son parcours, elle rencontre Lisa Nelson, Nancy Stark Smith et Daniel Lepkoff. Elle s’inspire également d’artistes américains tels que Keith Henessy, Mark Tompkins et Antonija Livingstone qu’elle a pu rencontrer récemment et qui explosent les frontières entre la danse et la performance et imbriquent à leur démarche toute une réflexion engagée contre un monde consumériste. En France, c’est auprès d’artistes circassiens (Camille Boitel, Laurent Chanel, Fany Soriano) ou plasticiens (Elizabeth Saint Jalmes, Robin Decourcy) qu’elle développe sa danse, en relation avec des agrès, des objets, des sculptures et la voix. Son travail de danse est central dans sa démarche, très organique et dynamique. Il vient dialoguer avec d’autres arts et d’autres aspects plus conceptuels. Elle enseigne depuis de nombreuses années ces techniques de corps à corps, basées sur ses expériences circassiennes et plastiques. Elle suit, cette année, la formation de chorégraphe Prototype à l’Abbaye de Royaumont.

Lauriane Houbey se forme au contact des chorégraphes et improvisateurs Lisa Nelson, Catherine Contour, Loïc Touzé, Julyen Hammilton, Trisha Bauman, Patricia Kuypers, Simone Forti, ainsi qu’auprès d’artistes vocaux : Anne-Laure Pigache, Phil Minton, Myriam Djemour, ou encore de certaines approches somatiques (BMC, Feldenkrais, analyse fonctionnelle du mouvement, taï chi chuan). Sa pratique croise arts chorégraphiques, sonores, graphiques et performance. Elle travaille à des projets tissant élans collectifs, fictions intimes et poétiques paysagères. Elle crée avec Laurie Peschier-Pimon plusieurs pièces chorégraphiques croisant entités paysagères et gestes collectifs (Matrice, Childhood Manifesto, Waving, École d’art sauvage). Elles développent ensemble une approche pédagogique de l’art chorégraphique, notamment en écoles supérieures d’art (Matrice, Exposer exploser explorer, Edition performée), à l’ESBANM-Nantes, à l’ENSA-Limoges, à l’ESAD-Grenoble et à l’EESAB-Quimper. En tant que performeuse, elle interprète les projets de Mathilde Monfreux (Kathy Acker), Anne-Laure Pigache (Les Pourparlers), l’Agence Touriste (Promenades & Bureaux), Marie Orts (Retour à la mer), Ici-même [Gre] (Opératour).

François Rossi prend ses premiers cours de batterie à l’âge de 7 ans. Aux alentours de sa douzième année, il intègre l’orchestre de « variétés » du collège, qui lui permet de parfaire sa connaissance de la musique de Michel Berger, Jean-Jacques Goldman ou encore Francis Cabrel. C’est avec assiduité qu’il se plonge dans ce répertoire français, tout en officiant en parallèle dans son premier groupe de rock. Il découvre ensuite le jazz : Miles, Coltrane et Bill Evans. Il fait ses études à l’Ecole supérieure d’électronique de la Méditerranée et aux conservatoires d’Aix-en-Provence, de Marseille et de Montpellier. Après ces années de conservatoire, il se tourne vers l’improvisation. En 2000, Barre Phillips devient un de ses mentors et collaborateur. Bien que se revendiquant comme jazzman, François Rossi prend ses distances avec les folkloristes du be-bop et explore la musique de demain qu’elle soit hyper saturée ou acoustique et minimale. Il collabore actuellement avec Philippe Renault, Raphaël Imbert, Jean-François Bonnel, Pierre de Baethman, François Théberge, Barre Phillips, Andréa Parkins, Emilie Lesbros, Laurent Charles, Lionel Garcin, Das simple, Vincent Strazzieri, Dupain, l’ensemble Emir et David Merlo.

Mathilde Monfreux a participé en 2014 au projet Danse Map porté par L’Officina en collaboration avec le Ramallah Contemporary Dance Festival et a présenté pour Dansem 2016 Effets de dansité, une intervention en espace public à la Friche la Belle de Mai.
Mathilde Monfreux a lu…
Kathy Acker – Sang et stupre au lycée (2004) // Isabelle Stengers et Philippe Pignarre – La Sorcellerie capitaliste (2005) // Silvia Federici – Caliban et la sorcière (2004) // Alice Godfroy – Prendre corps et langue – pour une dansité de l’écriture poétique (2013)

 

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