Georges Appaix – Vers un protocole de conversation ?

Spectacles Vitrolles

 

Vendredi 25 novembre / 20.30          Théâtre de Fontblanche          Réservez !

 
 

« L’autre, ça bouge, ça se meut, ça n’est jamais là où on le croit.
Ça n’est jamais là où c’était l’instant d’avant.
Ça vit, l’autre ! »


Revoici Georges Appaix et son amour des lettres, des mots, du sens et des sons ! Le chorégraphe marseillais poursuit son exploration de la rencontre entre corps et parole, et nous embarque ici dans la poétique d’un mouvement de conversation. Un homme et une femme parlent et dansent, parlent ou dansent, libèrent une parole malicieuse et fantaisiste comme pour conjurer les conventions – mais peut-on vraiment y échapper ? Georges Appaix interroge ici la construction de l’altérité dans un échange énergique et savoureux.
 

Georges APPAIX
(Compagnie La Liseuse) (Marseille)
Vers un protocole de conversation ? / création 2014 / durée 55’

 
 
Spectacle présenté en partenariat avec la Ville de Vitrolles.
 
 

• Conception et mise en scène Georges Appaix
• Chorégraphie et textes Georges Appaix et les interprètes
• Jeu Mélanie Venino, Alessandro Bernardeschi, Georges Appaix
• Lumière Pierre Jacot-Descombes
• Son Eric Petit, Georges Appaix
• Costumes Michèle Paldacci
• Régie générale Xavier Longo
• Administration Anne-Laure Saubiez
• Production/diffusion Pascale Hugonet
• Musiques Eric Petit, Ray Charles & Betty Carter, Vincenzo Bellini, Johann Sebastian Bach, Creedence Clearwater Revival, Oum Kalthoum, Candida & Floricelda Faez, Johannes Brahms, Alexandre Desplat, Giovana Marini, Bob Dylan
• Photos © Pascale Hugonet et Freddy Peretti
Coproduction La Liseuse // Théâtre Garonne (Toulouse) // L’Officina – atelier marseillais de production / Théâtre Joliette-Minoterie pour Dansem#17 // Pôle Arts de la scène – Friche la Belle de Mai • Soutien Ministère de la Culture et de la Communication – Drac Paca // Ville de Marseille // Conseil général des Bouches-du-Rhône // Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur • La Liseuse est en résidence permanente à la Friche la Belle de Mai.
Né en 1953 à Marseille, smuciste section football, gaucher, Georges Appaix découvre tôt l’ennui, la rêverie et les voix de tierce des chansons populaires italiennes. Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers, découvre au contact de Madeleine Chiche, Bernard Misrachi et d’Odile Duboc les mystères de l’improvisation et les joies difficiles du travail sur le corps. Travaille parallèlement le saxophone qu’il renonce quelques années plus tard à maîtriser, préférant écouter John Coltrane. Devient danseur par effraction, puis chorégraphe sur le tas avec l’aide des danseurs.

Née en 1981, Mélanie Venino est titulaire d’une maîtrise en danse contemporaine de Hogeschool voor de Kunsten Arnhem (Hollande), formation au cours de laquelle elle danse notamment avec Olga Pona, Tony Verzich, Istvan Juhos ou Roberto Galván. De 2002 et 2004, en Allemagne, elle est interprète pour Richard Weber – Pick un Dance Company et Malaika Kusumi Ballet Theatre. Elle s’installe en Espagne en 2004, et danse pour la compagnie Eva Bertmeu et pour la compagnie Fernando Hurtado, puis rencontre David Finelli, avec qui elle collaborera sur plusieurs créations. En 2012, elle interprète La femme ailée, un solo écrit pour elle par Serge Ambert. Dès 2005, Mélanie Venino commence à développer sa propre écriture chorégraphique. Sa première pièce, Quiero que seas mi navaja, est soutenue par El Tableteo de la Cigüena (León, Espagne) et par le festival Tanzart-ost-west au Stadttheater (Giessen, Allemagne). Viennent ensuite 9:14 (Laboratorio de Arte en Vivo Valence/Espagne 2010) puis 3:17 (Cabaret Inestable Valence/Espagne 2011). Mélanie Venino donne régulièrement des cours et workshops de danse contemporaine en Espagne et en France.

Né en 1963, Alessandro Bernardeschi fait ses études au D.A.M.S. de Bologna où il obtient sa maîtrise avec une thèse sur « La nouvelle danse française des années 1980 ». Il s’installe à Paris en 1990 pour travailler avec le chorégraphe Paco Decina dont il interprétera plusieurs pièces, parmi lesquelles Vestigia di un corpo, Ciro esposito fu Vincenzo et Fessure, puis intègre en 1996 le Centre chorégraphique national de Rennes dirigé par Catherine Diverrès où il collabore à la création de Fruits, Stances, Corpus et Penthesilées (2013). Il travaille aussi avec et pour Karine Ponties, Marco Berrettini, Mauro Paccagnella, François Verret (Ice 2008 et Courts Circuits création 2011 Festival d’Avignon), avec Olga de Soto à la création de Debords, réflexions sur la table verte en 2012. Depuis 2000, il collabore avec Caterina Sagna dans toutes ses pièces (La Signora, Sorelline, Relazione pubblica, Heil tanz, Basso ostinato, P.O.M.P.E.I., Nuda Vita, Bal en Chine et aussi pour le solo Transgedy, commandé par la SACD dans le cadre du Vif du Sujet à Avignon). Alessandro Bernardeschi donne régulièrement des cours de danse et stages de composition chorégraphique.

Georges Appaix participe à la première édition de Dansem en 1998, avec Kouatuor au Théâtre d’Arles, et présente L est là au Théâtre Toursky pour Dansem 1999. Pour Dansem 2000, il présente Brèves 3 à la Friche la Belle de Mai, et Mito, mito avec Pascale Houbin à Chateauvallon. Il présente Rien que cette ampoule dans l’obscurité du théâtre au Théâtre Durance pour Dansem 2008, crée Torgnoles au Théâtre des Bernardines pour Dansem 2011, spectacle qu’il présente à nouveau à la Friche la Belle de Mai pour Dansem 2012. Il crée Vers un protocole de conversation ? au Théâtre Joliette-Minoterie pour Dansem 2014, et reprend, pour cette même édition 2014, Univers Light Oblique au Pavillon Noir. Vers un protocole de conversation ? est ensuite joué au Pavillon noir dans le cadre de Dansem 2015.
Georges Appaix a lu…
Pavese Cesare – Le bel été (1949) // Michaux Henri – Poteaux d’angles (1971) // De Giovanni Maurizio – Les Quatre Saisons du commissaire Ricciardo (2007>2011) // Deleuze Gilles – Pourparlers (1972>1990) // Lucrèce – De la nature des choses // Sénèque – De la brièveté de la vie (49) // Rebotier Jacques – Litaniques (2000) // Luca Gherasim – Héros-limite (1953) // Jaccottet Philippe – Paysage avec figures absentes (1970) et Le bol du pèlerin (2001) // Perros Georges – Une vie ordinaire (1967) // Ponge Francis – Le parti pris des choses (1942) // Quignard Pascal – Le nom sur le bout de la langue (1993) // Kundera Milan – L’art du roman (1986) // Musil Robert – L’homme sans qualités (1930-1932) et Proses éparses (1991) // Duras Marguerite – Détruire, dit-elle (1969) et Ecrire (1993) // Vargas Fred – Tout ! // Laclos Michel – Les mots croisés (1999>2015) // Le Monde des livres // L’autre journal (Revue des années 80 de Michel Butel) ! // Rabelais !

 

 

 

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